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Un feu follet tourbillonnait sur sa peau de nacre,
La vie palpitait doucement à travers son corsage,
Comme un oiseau voulant se libérer de sa cage,
Craignant que la liberté ne soit un simulacre,
Avant de s’enfuir l’astre du jour se plaisait
A peindre des baisers mutins sur sa poitrine,
Et le long de ses bras exquis papillonnait,
Craignant que son geste osé ne la chagrine,
Son visage noble et magnifié par les ans
Se couvrait de fils d’ombres au couchant
Son regard émeraude dans les nuages se perdait
Et son âme doucement dans la brume sombrait
Hier encore vers sa mère elle courait,
Hier encore sa fille voyait son premier jour
Hier encore rien ne comptait que l’amour
Mais déjà à toutes ces aubes elle devait dire adieu,
Epousant au couchant le soleil dans les cieux,
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