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Rébecca, je me souviens des empreintes grâcieuses
de tes baisers féminins,
Qui coulaient sur mes lèvres roses, comme des rivières de satins,
Ainsi s'épuisaient en mon coeur, comme des sombres nuées,
toutes les sources de mes chagrins,
Qui jadis pesaient sur lui, comme des cieux bas et lourds,
Et que ma vie embrassait un sinistre parcours.
Mais depuis que tu avais déposé tes baisers,
sur elles, comme une aube caressante,
Ma vie fût très ensoleillée, et beaucoup moins lancinante,
Comme des fragrances subtiles,
dont je m'énivrerais à jamais.
Pour toi mon amour, mes sentiments
ne pourront pas, par la laideur du mensonge, être contrefaits,
Mais saches que même si tu étais éprise d'un autre amour,
Je t'aimerais avec mon attention délicate, pour toujours.
Sous la douceur maternelle de la nuit,
comme une protectrice qui étincèlera ma vie, chaque jour.
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