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La lande morne s’étendait à l’infini,
Épousant contre son gré le ciel à l’horizon
De rageuses ondées ponctuaient l’azur,
Le vent se jouant de nos chevelures,
Trois arcs-en-ciel avaient pour ambition
De nous faire oublier notre solitude,
Les éléments déchaînés, à cette latitude,
Cherchaient avec vigueur à imposer
Ce qui ne pouvait être notre destinée,
Voulaient à la triste lande nous enchaîner,
Depuis l’aube fondrières et marais se liguaient
Afin de nous perdre encore, nous perdre à jamais,
Mais dans un cercle de fées, un rai de lumière surgit
Doigt tendu du divin, pour nous retenir en vie,
Jusqu’au seuil d’une masure, jusqu’à la chaleur du foyer
Jusqu’à ce que la harpe, le fiddle et le tambourin
Enchantent nos âmes, et célèbrent cette contrée ,
La patrie des gaëls, perdus dans la lande au lointain.
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