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Toujours l'hiver me mène auprès de mes trois chats
Et le rêve renait à l'heure bien-aimée;
Dans un recueil ancien, des œillets délicats,
Exhalent une senteur, qui souffle à ma pensée,
L'archet de la tendresse et l'âme d'une fleur,
Mon texte en est-il digne aurai-je cette chance?
Ma petite maman je veux rendre à ton cœur,
Tout ce passé d'amour, surtout de bienveillance,
A la source des jours je retourne ardemment,
Ma plume s'est nourrit durant ma tendre enfance
De tes gestes câlins et de ton doux accent,
Tout ce temps suspendu j'en sais tout l'influence,
Etincelant miroir que le soleil trahi,
Un élégant portrait qui jamais ne me lasse
Accompagne mes pas, ainsi que mon esprit,
Sous l'aubépine en fleurs, comme au temps de la classe,
Je veux sous des arceaux honorer ton front blanc,
Dans un temple Chrétien, déposer mille roses,
Et sur l'Autel de Dieu ce merveilleux serment,
Qu'il puisse t'apporter les plus sublimes choses,
Ajoutant une page au livre de tes ans,
C'est un bouquets de vers, que ma main te dédie,
Comme un enfant heureux au soleil du printemps,
J'ai puisé mon miel pur au cœur d'une ancolie,
En posant sur tes yeux ce romantique encens,
J'espère te couvrir d'un fabuleux suaire,
Précocement fleurit de bijoux flamboyants,
L'aurore vient de naitre en ton pays ma mère.
Ailes de papillon, mes yeux seront émus,
Si cette flamme d'or sur tes yeux se reflète,
Et réchauffe ton cœur chaque jour un peu plus,
J'aimerais devenir rien que pour toi, poète.
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