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Ceint de dentelle et d'or, vous semblez une source
Que salue un rayon à la pointe du jour,
Le fleuve de mes ans et le temps et l'amour
Fleurissent vos doux yeux, honorent dans leur course
Vos élégants appas, remplissant votre bourse
D'un charme si plaisant, que dans mon cœur accourt
Le portrait émouvant d'une autre Pompadour,
Par le feu de mes sens la flamme se ressource,
Laissez-moi vous le dire un destin fortuné
Parfume mes cinq doigts, grâce à votre beauté,
Mon plaisir est si grand, sans ombre, sans nuage,
Qu'il entraîne mon âme en des lieux enchanteurs,
Suprême volupté, j'aime tant votre image
Qu'au jardin de mes mots j'ai pour vous mille fleurs
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