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N'ayant jamais connu plus pur enchantement,
Ni même entraperçu plus beaux yeux que les vôtres,
Je reçus de vos cils le doux consentement,
Il me faut allouer comme font les Apôtres,
Ce trésor en mon cœur qui mérite un roman,
Saurai-je rendre au ciel ce que cache la soie?
L'admirable beauté, d'un charme époustouflant,
Surtout quand le jour tombe et que la chair flamboie
Entre l'or et l'azur, ainsi quand vient le soir,
Rien ne m'est agréable autant que votre allure,
Je ne peux m'en défendre et suis riche d'avoir,
Sous mes yeux satisfait aussi belle nature,
J'estime votre esprit et j'aime votre corps,
Il me sied aujourd'hui, de vous faire louange,
Je sens naitre un frisson et je ne peux dés lors
Taire, mes sentiments, vous êtes bien mon ange,
Et je ne peux mentir, ce qui coule en mon cœur,
Je suis auprès de vous dans un état de grâce,
Sans faire le galant, vous faites mon bonheur,
Votre rire élégant pour moi c'est le Parnasse,
Vous me faites l'effet, d'une rose au jardin
Qu'effleure le fil de l'aube où l'aile d'une abeille,
C'est en parlant de vous qu'il neige le divin,
Et pour vous honorer, je n'ai qu'un mot, merveille.
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