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Dans le silence d’une aube sans lune
Loin de tout ce qui fait la joie
Tout bien qu’il n’y en ait qu’une
Et son corps, et ses yeux, et sa peau, et son cœur et ses lèvres et sa voix
Le réveil en sursaut
Comme toujours
Le cœur en étau,
L’obscurité tout autour
Opaque
Donne au vide solitaire
Les reliefs de sa présence
La main une seconde espère
Et se referme sur son absence
Mais le cœur est là
Accroché à cet seconde
Réchauffé par l’émoi
L’espoir que l’amour réponde
Présent
Mais le dégel se fait engelure
Lorsqu’en ébullition le sang afflue
Ravivant la blessure,
L’amertume du paradis perdu
Agonisant recroquevillé
Sous des draps blancs muets
Que la douleur vient dévorer
Chevauchant l’espoir désuet
Traître
Laisser la vie s’enfuir,
L’espoir se déchirer
Le cœur doit mourir
Pour que le corps puisse avancer
Vide
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