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C’est au cœur, tous le jour
Que brûlent sans flammes
Que retombent sans amour
Les cendres de notre drame
Les images incandescentes
Du visage adoré
La place laissée vacante
Est un gouffre empoisonné
Sans fond ni lumière
Un enfer éthéré
Où se bouscule l’éphémère
Et l’éternité
Où les souvenirs extatiques
Se changent en bourreaux
Où les tortures éclectiques
S’acharnent sur les lambeaux
D’un espoir rachitique
Autrefois tellement beau
Lorsqu’il portait cet amour épique
A même le dos
Regardez-le crever
Sans jamais mourir
Lui qui ne sait plus rêver
Lui qui n’a plus rien à dire
A personne
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