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Voici pour tes beaux yeux cette élégante lettre,
En écrivant ces mots, je n'ai qu'un seul espoir
Qu'ils arrivent à ton cœur et ton âme peut-être
Dans un nuage d'or; je pense à toi ce soir,
A l'heure romantique où le jour se fiance
Aux ombres de la nuit, dans l'intime frisson
Des pages de l'amour, délicate faïence;
Là-bas un rossignol me chante ton prénom,
Rien ne peut m'être cher comme ton doux sourire,
Mon adorable femme, Infante d'Orient,
Nulle autre mon amour n'angélise ma lyre
Avec autant de fleurs, de charme foudroyant,
Au sceau de ce serment, d'une plume céleste
Je puise avec langueur ta beauté qui me sied,
Aux cendres de nos nuits ma flamme se consume,
Calice fortuné, car tout en toi me plait;
A toi seule, j'écris, afin de te complaire
J'ai de te voir désir, à n'en croire mon cœur,
Comment vivre sans toi, comment pourrais-je faire
Sans le bouquet fameux de ton rire charmeur,
Mon âme est une rose, une caresse ailée
Imaginant ton corps, ta chair, je touche au ciel,
Respirant le bonheur, ton haleine sacrée
Un mal insupportable, une liqueur de miel
Enveloppent mon cœur, me vêt d'or, de tendresse
En pensant à tes yeux une aurore en moi, croît
M'évoquant ta beauté, tes hanches de déesse,
Je sens naître un volcan dés que je rêve à toi,
Oh ma douce splendeur, sais-tu ton élégance?
Tu couvres de soleil et parfume les fleurs,
Les chemins et le vent de ta simple présence,
La grâce t'environne, oh! ma belle d'ailleurs,
Je veux dire à genoux combien mon âme t'aime,
Je ne résiste pas a ce divin régal
De t'écrire ce soir un merveilleux poème
Au goût de notre amour, qui ne connait d'égal,
De ta grande beauté mon âme est un miroir,
Mon ombreuse chérie, oh! ma femme suprême,
Tous mes jours sont à toi, car je t'aime en moi-même,
Dans ton regard profond, je veux mourir un soir.
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