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Il rentre dans l’magasin,
Vec sa carte à la main,
Aujourd’hui veut s’ach’ter,
Sa télé rêvée.
Celle qu’est vach’ment grande,
Et hach’ment bien nette,
Et quand on lui d’mande,
Combien i veut mett’e,
Il répond qu’aujourd’hui,
C’est le black Friday,
Le fameux vendredi,
Qui file des rabais.
Alors lui, il espère,
Que ça sera pas cher,
Des tunes sur lui, il en a,
Mais pas forcément tant qu’ça.
Il espère la taper,
Pour quelques centaines de balles,
Pour pouvoir regarder dessus,
Bah en fait, bah que dalle.
C’est pas la taille de l’écran,
Qui magnifie c’qu’est dedans,
Mais lui, i s’en fout,
Parc’que c’est son délire.
Alors il regarde partout,
C’qui pourrait s’offrir.
Quand ça y’est, il la voit,
La tout devant lui,
Il est tout en émoi,
Sa tronche a rougi.
Le Friday a fait son bonheur,
Et lui a filé son coup d’cœur,
Avec un prix vach’ment correct,
Vu les réducs qui vont avec.
Ça y’est il est tout content,
Il a enfin sa téloche.
Rentre chez lui en courant,
Pour la montrer aux mioches.
Reste plus qu’à trouver,
Maint’nant d’quoi bouffer,
Pour s’gaver d’vant l’écran,
En matant des trucs pas marrants.
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