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Quand avril incertain annonce l'âge tendre,
Que le soleil au bois de son or le plus pur
Caresse le sentier, que l'oiseau fait entendre
Son noble Adagio qu'il décerne à l'azur,
C'est le long des ruisseaux que je me réfugie,
Pour respirer l'odeur de mon pays natal;
Toutes les fleurs que j'aime affolent la prairie,
Recouvert d'un trésor mon sol n'a pas d'égal.
Au nid douillet d'autan, terre de mon enfance,
Pour ceindre l'aubépine et le divin frisson
Mon âme prend l'essor en mesurant sa chance;
C'est un petit enfant qui revoit sa maison,
Puis il me faut revoir alors ma vieille école,
Profiter du tilleul et voir mon cher clocher,
Et le miroir du Doubs qui demeure une obole,
Trésor inespéré, que l'astre fait briller,
Il résume à lui seul le sublime héritage
Aux pages de l'album, au côtés du portrait
Merveilleux de ma mère à la fleur de son âge
Il me revient tout ça quand avril aparait
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