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Envol d’un amour
Mon aimée au cœur de l’automne tu partis,
Une brise cruelle portée par l’Orient
T’emportas comme les feuilles cramoisies
Filles de l’été lassées de leurs amants,
Qu’importe dès à présent l’éternité,
Les souffles espérés de l’ailleurs,
D’un royaume baroque où nous aurions régné
Parmi une kyrielle d’enfants rieurs,
Va heureuse aux confins ultimes du Levant,
Goûter aux sombres et capiteux plaisirs
Que Morgane la Rousse t’envoie en chantant,
Poursuit la quête inespérée de tes moindres désirs
Oublie Galahad, Perceval et Lancelot,
Que Vénus t’accompagne enfin au cœur des flots,
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