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Le ciel et son manteau cotonneux embrase le prélude
opalescent de l'hiver.
Le soleil, tel un mendiant transi de froid,
frissonne sur le quai d'une gare, avec ses valises lourdes de chagrins amers,
Attend qu'un train l'emmène en voyage,
dans un paysage moins austère,
Là où bondira de joies, la sève printanière.
Mais le train ne vient pas, son essence est gelée
comme celle des hommes indifférents,
Qui détournent leurs regards, et infligent leurs incommunicabilités,
leurs froideurs aux indigents,
Si bien qu'il souffre comme ces miséreux dans la réclusion de l'oubli,
en silence, cruellement,
Si bien que le soleil , telle une octogénaire
meurt dans ce lieu désaffecté, âprement,
Comme une femme battue par son époux, sauvagement .
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