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La captive égarée
Aux douze coups colériques de minuit
Par-delà de l’abime de mes désirs
J’ai laissé s’envoler des rêves de plaisir,
De pleine et entière possession
D’une âme perdue, assoiffée d’abnégation
Esclave innée de ses plus torrides envies,
Aux douze coups flamboyants de minuit,
Un cri, un râle à jamais s’est enfui,
Capricieux enfant de la Lune émue
Et du Souverain rêvé de la déraison
Chevauche le brasier de tes passions
Qu’au plus profond ton cœur ne remue
Aux douze coups de minuit je me suis damnée
Pour l’amour de mon chevalier servant,
Bayadère lascive d’un sérail dépeuplé,
J’ai voulu défier de la vie l’indomptable torrent
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