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Seigneur absolu du plus grand empire
Ton cœur a compris la vanité de ce monde
Tu possédais tout, les palais resplendissants
L’or, les brocards, les animaux et même les âmes,
Cette terre a nous prêtée, clamais tu partout,
en rejetant la course éperdue à la puissance
Vaine quête, mère de frustrations éternelles
L’aigle planant dans les airs
N’est-il pas notre vrai bonheur ?
Les eaux tumultueuses de la rivière
Ne sont elles pas notre bonheur ?
Les fragrances délicates des roses
Un délice subtil aussi beau qu’éphémère
Les derniers soupirs du jour , notre éternité
Le soleil couchant un soir d’été, notre or
Les immensités neigeuses notre albâtre
Que vaut cette parenthèse qu’est la vie
Sans la résonance d’un autre être humain ?
Que vaut cette course éperdue vers la mort ?
Cette terre a nous prêtée…
Éternelle
Et toujours si belle
Pour nos enfants
Pour le baleineau cherchant sa mère, pour ces aubes et ces crépuscules
Préservons la,
Pour que l’espoir ne devienne pas un spectre parmi les spectres,
Cette terre a nous prêtée, notre héritage, notre trésor
Seront nous les premiers et les seuls à la détruire ?
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