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Vous me dites madame avoir un jour envie,
De venir visiter mon terroir Franc-Comtois,
L'écrin de mon enfance ou la ronce fleurie,
Aussi bien que le houx au royaume des bois,
J'apporte mon soutien je puis bien vous le dire,
A ce projet charmant, pourtant je vous préviens,
Mon berceau est fondé, mais n'est pas un empire,
Ne vous attendez pas aux fastes Olympiens,
Sous cet heureux climat où la pluie est fertile
Jardin du doux serment, de l'idylle au printemps,
Le tendre mots doré voisine avec la scille,
Alors si vous rêvez, de forêts et de champs!
La douceur du terroir coulera en votre âme,
Entre l'amour des fleurs et le discret plaisir,
De sentir sourdre en soi ce que l'oiseau proclame,
Ce trouble inexplicable impossible à saisir,
Est-il plus grand bonheur, est-il plus belle chose!
Je vous fais cet aveu, savourez chaque instant,
Comme-ci plus jamais ne renaitrait la rose,
L'amour est fait de ça, votre vie en dépend,
Si vous aimez l'eau vive alors soyez certaine,
De vous trouvez au bon endroit, ainsi le Doubs,
Dans son paisible écrin, d'une ode souveraine,
Bercera votre cœur; mais avec ses bijoux,
Perles d'or et joyaux, sa robe transparente,
Caressera vos yeux, n'oubliez pas Ornans,
Traversé par la Loue, où l'eau verte s'enchante,
Mais pour moi le trésor, serti de diamants
Restera le Dessoubre une rivière ombreuse
Où chaque paysage et fait de volupté,
La mousse et le rocher, d'une caresse heureuse
Se fiancent au décor, comme un tableau sacré.
Un asile de paix, fait d'ombre et de silence,
Eblouira vos sens , par l'amble de ses eaux,
Serti dans un écrin de notre douce France,
Ce verdoyant joyau, s'appelle Blussangeaux.
Du côté de chez moi, près de sa vieille église,
Au centre du village un vieux lion patiné,
D'un accueil chaleureux, que la source angélise,
Racontera Bavans avec fidélité,
Humblement je l'avoue est-ce du romantisme?
Un miel irrésistible arrose mes vaisseaux,
Et j'y goûte ardemment l'ineffable lyrisme,
Quand je revois mes prés et ses divins ruisseaux
Je vous offre ces vers où ma tendresse chante,
En espérant qu'un jour vous guideront vos pas,
Vers mon brûlant pays, de bourrache et de menthe,
Puisse chaque sapins vous ouvrir ses grands bras
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