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Si vous venez un jour au pays bien-aimé,
Où se trouve mon nid en terre Franc-Comtoise,
Dans un écrin de fleurs, de vent, de liberté,
Vous verrez des sous-bois que l'aurore apprivoise
En frôlant le couvert, d'une beauté sans nom,
Des vallons verdoyant d'une opulence folle,
Et des taillis secrets, Paradis du bourdon,
Et l'eau vive des rus dont la douce parole
Bercera votre front des chœurs les plus divers,
Vos yeux admireront de brûlants crépuscules
Quand s'enflamme le ciel du céleste univers,
Au comble de l'été les jaunes renoncules
Comme autant de soleil, d'un parfum éternel
Eveilleront en vous la caresse Toscane,
Le terroir Franc-Comtois, Biblique et solennel
Déroulera pour vous la langueur Océane,
Un émouvant plaisir troublera votre cœur
Tant l'amour donne une âme aux lignes des poètes,
Quand l'appel du royaume apporte la douceur,
Aux fragiles rêveurs, aux enfants, aux prophètes,
Sur des chemins ombreux à l'heure où le clocher
Egraine l'angélus sur l'indolente plaine,
Un symbolique aveu diffusera léger
L'insolite bonheur d'une brûlante haleine
Faites honneur au bétail, Aux lacets bleus du Doubs,
En prenant des photos, mon âme vous en prie
N'ayez surtout pas peur de tomber à genoux
Tout autant en extase auprès d'une ancolie
Sur les hauts de Bel Air, parmi les cerisiers,
Du côté de Bavans si le hasard vous mène,
Vous trouverez peut-être au creux des verts halliers,
Avec amour sculpté, deux noms sur un vieux chêne.
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