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Voici que l'hiver rigoureux a détrôné mon printemps lucide,
Avec ses tonalités froides et livides.
Si bien que, mes pensées se figent
dans des lacs brodés de givres d'argents,
Qui sont les reflets opales d'arborescences
dessinées sur les fenêtres de mon horizon, avec leurs seings glaçants.
A présent, je me noie dans des fontaines de vies verglassantes,
Et la nuit avec sa nudité de clartés,
viennent s'effondrer mornement dans mon humeur indolente,
et chancelante,
Qui pleurent comme le crépuscule moribond,
Comme la neige flétrie sur les sinistres vallons.
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