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La brume se prolonge, et étouffe la vive clarté du soleil.
Le jour devient plus que vaporeux,
et transpire sur le sein de la terre, une humidité sans pareille,
Aussi cette nature étranglée par l'opacité du brouillard,
Embrase en votre moral,jusqu'alors ensoleillé, un effroyable cafard.
Ainsi votre âme est trempée,
accablée par les forêts ombreuses de morosités.
Vos nuits sereines sont dévorées par des insomnies
debordantes de cruautés.
Dans des labyrinthes d'ombres, vous êtes confinée.
Le temps passe, les heures sombres s'allongent,
et façonnent en vous, des déserts atroces de volontés.
En plus, ils se raffermissent lorsque les jours,
revêtent les manteaux de froidures de l'hiver,
Qui vous enchaînent sauvagement aux murs des désolations,
par sa nature horriblement austère.
Vous êtes sclérosée par le froid, et des lourds chagrins amers.
A l'intérieur de votre prison, votre solitude, un concert
de rafales glaciales vient fouetter votre visage,
vous rappelant que vous êtes sous l'empire inflexible de la misère.
Pauvre femme contrainte d'essuyer l'écuelle du temps informe,
et outrageux du calvaire,
Ne soyez point asservie à la tourmente,
je viens vous extraire de votre vie brumeuse, et sévère.
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