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Je bénis le destin, le hasard et la chance,
Pour autant de cadeaux, d'être l'heureux élu,
L'arbre d'autant de fleurs, l'as de la providence,
Connaissant tes faveurs peut-on être déçu!
A mon corps défendant, ton élégance est telle
Aux plages de tes draps que j'en perds le sommeil
Femme au charme enfantin merveilleusement belle
Chaque fois je frissonne auprès de ton soleil
D'une aurore tes yeux ont pénétré mon âme,
Moi qui n'avais connu jamais un tel pouvoir,
Je tremble tendrement prisonnier de ta flamme,
Ce bonheur entre nous ne peut que m'émouvoir,
Tes frôlements subtils mon désir ne s'en lasse
Cet appel absolu demeure captivant,
C'est d'une chaîne d'or que ta beauté m'enlace
Sous la voûte étoilée offerte à mon tourment,
Un battement de cils et mon esprit s'envole
Sur le balcon fleurit des plaisirs amoureux,
Au ciel de tes cheveux, j'appose l'auréole
Pour couronner l'attrait de ton front merveilleux,
Ta glycine en mon for, comme la rose pousse
Vient conquérir mon cœur en étreignant mon corps,
Ton charme d'une mer, d'une lame m'éclabousse
Mes mots ont pour reflets tes langoureux abords,
Aux courbes de ton buste, imaginaire lune,
Atterrissent mes mains, sur le fleuve indolent
Que rêvent mes grands yeux; caressant la fortune
Où s'imagent mes doigts des arcs étourdissants
Je veux graver ton nom, sur les branches fécondes
Ressuscitant les fleurs de l'éternel printemps;
L'amour ce lieu commun d'affinités profondes
Restera notre écrin jusqu'à la nuit des temps
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