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Diane, depuis son enfance, elle essuie comme des avalasses,
des pluies de rebuffades, des coups et des tourments,
Emanant de ses chers parents.
Elle se sent incomprise, délaissée
Comme une gare qui est désaffectée.
Son corps si menu, est éclaboussé, fouetté par des pluies torrentielles,
et des vents véhéments,
Souvent, elle chute comme la grêle, se relève comme le borée,
avec force, immuablement,
Des fois, elle chavire comme un navire, flagéllé, secoué par la tempête,
L'école, pour elle, c'est un véritable naufrage, un désert de diplômes,
Elle s'est ancrée dans la tête, qu'elle est bête.
Durant des mois, comme la pluie,
Elle verse sa grande mélancolie.
Quand soudain, voici qu'un beau matin, les pluies
et les vents se sont tus,
Toutes les noirceurs ont disparues dans les nues.
Diane sort son violon de sa torpeur,
Elle libère la noble vertu de son coeur,
Et se met à jouer, elle laisse jaîllir de son alto, des mers cristallines de splendeurs,
Une rivière de sensibilités, si bien que les gens, les oiseaux,
la pluie et le vent pleurent,
Jusqu'à émouvoir un grand producteur.
Aujourd'hui, Diane est devenue une virtuose, une étoile,
Qui embrase l'amour, la paix, la sérénité, dans les coeurs des gens, sans voiles;
Jusqu'à toucher les coeurs des contrées.
Si bien qu'elle n'est plus dévastée par la partition ombreuse de la morosité.
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