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A l'heure où le soleil caresse la forêt,
Où le jour en douceur au comble du délice
Dans la splendeur du soir referme son office,
Le temps semble endormi sur l'or blond de juillet,
Au silence des prés dans un brûlant regret
Chaque fleur communie, à ce moment propice
S'irise la clarté de leur poudreux calice,
Tandis qu'un rossignol au triomphe discret
Angélise les Cieux, les arbres de l'orée,
Le bijou de sa voix allume en ma pensée
Un rêve de faïence aux saveurs de foin mûr,
Du couchant merveilleux s'écoule une fontaine
Dont l'âme restitue un souvenir d'azur,
Le ciel se mariant aux blondeurs de la plaine
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