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Le marbre gardera le sceau de cet amour,
Il flottera toujours dans l'air, l'odeur des roses
Puisque mes vers vivront au bois, jour après jour,
Alimenté de sève, où des feuilles écloses
Cacheront notre idylle écrite sur un tronc,
Chaque oiseau en chantant, honorera ta grâce,
Chaque fleur au sous-bois, parfumera ton nom;
L'été qui fait blondir les blés, que l'or enlace,
De paille et de foin blond encerclera ton cœur,
Aux pages du matin d'une aurore nouvelle,
Qu'il berce ton sommeil d'une exquise senteur,
Qu'il clôture ses soirs du vol de l'hirondelle.
Semblable à ce ruisseau, que délaissent les fleurs
A l'ombre d'un vallon, j'aurais pu ne connaitre,
Le frisson de ton corps, tes intimes splendeurs,
Le bonheur d'être père et de sentir renaître,
Au creux de la poitrine un émouvant soleil,
La force de l'orgueil que caresse la braise,
Rallumant tout à coup, le moment sans pareil
Du tout premier baiser, aux saveurs de fournaise,
Ton image possède une place en mon cœur,
Mon pays c'était toi, quelque soit la distance,
Sur le chêne est gravé ton prénom enjôleur,
Quand j'entends les grillons, c'est à toi que je pense,
J'aime le rossignol, il me parle de toi,
Quand en juillet fleuri sur la plaine mouvante,
L'authentique sainfoin, ma tendresse s'accroît,
Ce que berce l'été c'est ta voix qui l'enchante,
Je veux que ce poème évoque ta bonté,
L'encens éblouissant de mon âme fidèle
Et l'hommage suprême à ta grande beauté,
Comme laisse au rosier la caresse d'une aile
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