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Le crépuscule comme le levant
Accueillent blafards
L’ombre d’un agonisant
Hébété, l’œil hagard
Perdu
L’aube l’aperçoit
Poser sur les traces
De sa douleur, de son émoi
Un masque, à deux faces
Sans vie
La nuit, le silence d’or
Accueille en son sein obscure
L’envers du décor
Les sanguinolentes écorchures
À vif
L’aurore empourprée
Des enfers de la nuit
Célèbre l’hyménée
De l’horreur et de l’ennui
Mortel
L’obscurité,
Implacable écran noir
Projette sans pitié
Les visions du cauchemar
Éveillé
Le mélange écœurant
Des excuses et du mensonge
Triste firmament
Que le dédain prolonge
Sans honte
Aussi l’incrédulité
Embrasse la tristesse
Et tisse sans aménité
Un voile de détresse
Sèche
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