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A l'aurore demain, si je devais mourir,
Je t'offrirais ma belle, une dernière lettre,
Mon ultime cadeau, juste avant de partir,
Mon cœur serais en larme et je peux te promettre,
Que ma plume au regret à l'encre d'un soupir,
Enfanterais pour toi, la déchirante épître,
Le soir, la main tremblante au pied du lit commun,
Commencerais alors mon émouvant chapitre,
Sur un tendre papier bellement dentelé,
Mon âme s'ouvrirais, telle une rose éclose,
Pour ceindre sur ton cœur avec honnêteté,
Ce que porte ton nom, tes yeux, en toute chose,
Mon être frissonnant paniquer par l'adieu,
Silencieusement, d'une intime tendresse
Coucherais noir sur blanc, se remuant aveu,
A travers de beaux vers, d'une onde enchanteresse,
Maîtrisant chaque mot, loin du style coquin,
J'avouerais mon bonheur d'avoir fait ta conquête,
A la croix des sentiers, d'avoir tenu ta main,
D'aimer depuis longtemps la femme aussi parfaite,
J'apposerais des fleurs, du rouge en place et lieu
De ton joli prénom que portent les mésanges,
J'inventerais pour toi, ce que n'a pas fait Dieu,
Une ombre ensoleillée apporter par des anges
J'attendrais que le jour déverse ses rubis
Pour offrir à ton front les perles de l'aurore,
Peut être me viendrait des verbes alanguis,
Le flambeau d'écrivain, que la grâce dévore
Je parlerais aussi de ton regard brûlant,
Viendrait alors le tour de ta ligne adorée,
Cette vague authentique, extase d'Océan,
Cette flamme d'eau vive ombreuse en ma pensée,
Ainsi sans toi le monde et comme un astre mort,
Me mots reflèteraient les ombres de mon âme,
Je serais malheureux de perdre ton abord
Comment partir tout seul sans ma divine femme.
Au moment de partir je couvrirais ton corps,
De larmes, de baisers, d'un message indicible,
A l'heure du départ juste en quittant ton port,
Ton être deviendrais ma femme inaccessible
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