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Au cœur du silence aride,
Sous l’obscurité pâle
Une musique perfide
Arrache un râle
Sourd
Depuis les ruines désespérées
Qu’on croyait mortes
Quelque chose s’est réveillé
Sur ces quelques notes
Envolées
Cette vibration assassine
Reine des trahisons
C’est l’espoir que l’on devine
Et la douceur d’un prénom
Que les lèvres sèches
N’osent plus dire
A grands coup de bêche,
Enterrer le souvenir
Infamant
Transformer la douleur
En portant des gants
Se heurter au malheur
Le corps en avant
Reconnaître aux autres
La supériorité des anges
Être jeté dans la fange
Sans comprendre, naïf apôtre
D’avoir cru
A coup de droiture
Être aimé en étant vu
Drapé de toutes ses écorchures
À vif
Mais d’avoir vu le mensonge
Dérouler ses anneaux
Même si l’enfer se prolonge
Le cœur en étau
Fait sentir sous les talons
Une rigidité nouvelle
Le désespoir tout au fond
Accueille les semelles
Ensanglantés
Juste le temps
D’enterrer l’espoir
Prendre un moment
Se laisser choir
Lourdement
Sans oublier qu’il faudra
Relever la tête
Croire en cet au-delà
A d’autres fêtes
Inconnues
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