|

Qui donc n'a pas tremblé devant le formidable
Spectacle d'une aurore au-dessus de la mer,
D'une éclatante neige en plein cœur de l'hiver,
Petits trésors ailés dans le ciel innombrable,
Où le divin ruisseau, d'une force indomptable,
Cerné de flèches d'or, que filtre le couvert;
Où les parfums de fleurs qui s'exaltent dans l'air
Et rendent dépendant l'humain le plus louable,
Moi-même je l'avoue il m'arrive souvent,
De poser un genou, d'être ému, cependant,
Ni la fauvette au bois, ni la rose de Grasse,
Ni les Cieux étoilés, à l'heure du berger,
Ni même le soleil, ne peuvent m'apporter,
Un semblable bonheur, à celui de ta grâce.
|