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Dans un coin du Morvan au pays de mon père

le mardi 20 août 2019, à 12:17. Posté par plumeflore


    Je ne demande pas une retraite à Nice,
    Pas plus Saint-Paul de Vence encore moins Cherbourg,
    Je préfère c'est vrai l'abord d'une bâtisse
    Où le vieux corps de ferme à l'approche d'un bourg,

    Dans un coin du Morvan au pays de mon père,
    Ce choix vivre là-bas, pourquoi me direz-vous?
    Pour le prix de l'espoir, d'une vie ordinaire,
    Eloigné des humains, des villes, des bruits fous,

    Pour prendre enfin le temps de comprendre la vie,
    De savourer les jours d'un geste naturel,
    D'apprécier un nuage, un monde en harmonie,
    De contempler l'éther d'un soir spirituel,

    D'être émue en voyant, un couple de mésanges,
    Distiller la tendresse au nid de leur amour,
    Heureux de leur trésor une dizaine d'anges,
    Adorable clarté, dans la bonté du jour,

    L'univers est en nous, les gestes les plus simples,
    Sont toujours les plus beaux et les plus émouvants,
    C'est un souffle du ciel pour les personnes humbles,
    Gardez cette devise, observez les enfants,

    Il faut parfois du temps pour qu'un rêve se fonde,
    Prendre le temps encore à deux pas de la mort,
    Le temps de quelques mois, d'assimiler ce monde,
    De mesurer le sens de notre propre sort,

    Je veux nourrir mon cœur, de tendre poésie,
    Quand la moisson ondoie au soleil de juillet,
    Avoir l'âme amoureuse en face d'une embellie,
    Recevoir en cadeau le parfum d'un œillet,

    Parmi ces paysans à la vie exemplaire,
    Brûlant du feu sacré, pour la paille et le grain,
    Travailleur généreux, amoureux de la terre,
    Le front toujours tourné ver le ciel et demain,

    Je ne demande rien, juste une vieille église,
    Pour un petit coin frais, au calme de l'Autel,
    Un bouquet bleu de fleurs qu'une abeille courtise,
    Pour goûter au bonheur, d'un regain personnel,

    Prendre quelques instants pour revoir ceux qu'on aime,
    A travers un souvenir, tous ces soleils éteints,
    Qui hantent notre esprit et resterons l'emblème
    Du passé douloureux, des larmes, des chagrins,

    Et puis être auprès d'eux dans l'or d'une pensée,
    Ecrire quelques vers pour fleurir leur repos,
    Il faut pour être en paix, le sceau d'une âme aimée,
    De la touchante source en coulera les mots,

    Sur un dais de foins blond, à l'ombre d'un vieux chêne,
    Je veux me resourcer en écoutant l'oiseau,
    Promener mon regard et boire à la fontaine,
    Cueillir de l'aubépine avant d'être au caveau,




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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le mardi 20 août 2019, à 23:29
Bonsoir Marc, ah le Morvan.... Votre poème m'a fait retourner en vacances ! Le calme, la nature... C'est si agréable. Vous décrivez l'essence de cet endroit si merveilleusement bien.
Douce nuit cher Poète.
Debbie

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