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Elégamment gravé, d'une belle écriture,
Sur un vélin de Chine où sur simple papier,
La déclaration pour le lecteur mesure
D'un art éblouissant, ce rêve d'écolier,
C'est tout d'abord le choc d'une vague brisée,
Puis la mer se retire, apparait le joyau
Sur l'éclatant linceul, la céleste pensée
Dépose son cadeau, ce flambeau merveilleux
Caressera vos sens, sans que nul ne conteste,
Ce récital de mai que chantonne l'oiseau,
Inspiré par l'amour et le style en atteste,
Tout ce qui vient du cœur touche l'âme, ce flot
Enrubanné de fleurs sur la page flamboie,
Ils sont là les deux mots qu'un doux parfum répand,
Chatoyants de soleil dans leur cocon de soie,
Ecrit subliminal que le rêveur attend,
Deux mots resplendissants pour un divin je t'aime,
Prestement empruntés au dévoué Ronsard,
Œillets, roses, désirs aux valeurs de bohème,
Attendriront sans mal, le langoureux regard,
Comme une vague bleue, écume romantique,
Sur la plage du soir, ivre de pollen d'or,
Que le couchant couronne à l'heure famélique
Où l'amoureux transi retrouve son trésor;
Que de baisers promis, que d'esprits romanesques,
Jaillissent d'une main que le frisson atteint,
Tout rappelle le siècle aux lettres pittoresques,
Ce papier parfumé, ce ruban de satin,
Ces beaux pétales blancs au fond de l'enveloppe
Font de ce noble écrin, pourpre de volupté,
Le sillage émouvant d'un ange qui galope,
Au-devant du destin que l'amour à scellé;
Que dire du plaisir, d'une telle missive,
D'un tel enchantement, l'avoir entre les doigts,
Procure du bonheur tant la lyre, captive,
Une sainte écriture outrepasse la voix!
La caresse de plume est un friselis d'aile;
Cette élégante épître au secret d'un tiroir,
Restera pour votre âme un refuge fidèle,
Aux jours désenchantés, qui fera percevoir
Les cadeaux de la vie, ourlés par la tendresse,
La rose qui mourait refleurira pour vous,
A l'ombre renaitra l'adorable jeunesse
En ayant dans les mains, le plus beau des bijoux.
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