|

Je ne veux pas de monde au moment du dédire,
Pas même d'épitaphe encore moins de fleurs,
Oubliez les beaux mots, les couronnes, les pleurs;
L'âme pleine d'un nom, pas celui de Elvire,
Au déclin de ce jour j'aurai comme soupir,
Le rêve des marins, le vieux moulin des heures,
Si l'aube le permet le cinéma des leurres;
Au chevet de mon lit avant de refroidir,
Je ne veux que mes chats, ta main et ta tendresse,
Le feu de ton amour, élégante princesse;
Le souffle de ton cœur pour moi sera soleil,
Au seuil de mon esprit pour un si long voyage,
J'accrocherai tes yeux, ainsi que ton visage,
Pour embellir le ciel de mon dernier sommeil.
|