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👨‍🔬🧙‍♂️🧙‍♀️7 - L'alchimiste

le samedi 20 juillet 2019, à 19:15. Posté par FRANCOIS






    L’histoire de l’alchimie remonte à la nuit des temps, elle a
    certainement pris son essor en Égypte, au cours du troisième
    siècle, avant Jésus-Christ, dans la ville d’Alexandrie, qui fut
    conquise par les Romains, puis par les Arabes.



    Maintes fois, l’alchimiste était volé par un brouillard vaporeux,
    un fluide presque opaque, il était de nature effervescente et
    suspicieuse, ou d’un caractère placide et calme, ne parvenait
    pas à être pleinement imprégné par son activité, ou totalement
    absorbé par sa besogne.



    Il peaufinait soigneusement ses mélanges ou tirailler rondement
    ses amalgames de couleur plein ou moins amarante, qui étaient
    souvent déposés dans de modestes récipients placés sur le
    brasier en périphérie de l’âtre.




    Il compulsait hâtivement les recommandations contenues dans
    la publication des procédés ou analyser méthodiquement les
    registres des formules, occupait son esprit par des pensées
    mélancoliques ou gardait un jugement perspicace et clairvoyant.




    Se laissait t- il distraire par la moindre superfluité ou veillait t- il à
    quelques pas de son poste d’observation les quelques appareils
    de distillation, qui ronronnaient sous l’œil vigilant de son apprenti ?




    Se souciait t- il de savoir, si le manuel emprunté émanait des
    primitives investigations consignées par les scientifiques de
    Constantinople, qui avaient pleinement puiser les
    connaissances de l’art sacré des érudits d’Alexandrie, ou sa
    compétence en matière d'ésotérisme était-elle suffisamment
    agrémentée ?




    La spéculation de ces hommes du savoir imagina un étrange
    stratagème, afin d’attribuer ces découvertes à la griffe du dieu
    Hermès et de consentir un caractère exceptionnel à leurs traités
    avec plus d’ascendant et d’autorité.




    Quant aux pratiquants les plus aguerris, ils sauraient disserter
    sur Marie la Juive, femme contemporaine de Zosime de
    Panoplis, qui aurait amélioré de façon rationnelle les dispositifs
    employés dans les officines.




    Il est dit, qu’elle mit au point de profuses innovations, telles
    qu’un instrument nommé le kérotakis, de configuration plus
    au moins tubulaire, ou circulaire, appareil clos hermétiquement,
    avant d’être maintenu au-dessus de la flamme, dans lequel, les
    matières, transformées en lamelles filiformes, étaient soumises
    aux caprices de solutés sulfureux, de composés mercureux, de
    combinaisons sulfuriques et de substances arséniées.




    Il semblerait, selon les allégations de Zosime de Panoplis, que
    Marie la Juive eut rédigé un traité intitulé Peri kaminon kai
    organon, traduit sous le titre (Sur les fourneaux et les
    Instruments), où elle décrivit les outils manipulés lors de la ,
    cuisson et de la sublimation, fabriqués en alliage, en argile,
    ou en verre





    Il sourdait que cette hermétiste ait ourdi le tribikos, un système
    de sublimation primitif, assorti de trois becs, monté sur trois
    pieds, employé pour acquérir des quintessences purifiées en
    préconisant que le cuivre ou le bronze manipulé pour
    confectionner les tubes atteignit la consistance d’une poêle à
    frire et en spécifiant que l’adhérence entre les canules et la tête
    plate fut effectuée avec de la pâte faite à base de farine.





    Certains lui avaient attribué peut-être à tort les balbutiements de
    l’aéromètre, ce génial objet prédestiné à quantifier les
    concisions des liquides et plus rarement les densités des
    solides, mais ce qui lui fut pratiquement approprié fut
    l’importante découverte du bain-marie, disposition, dans
    laquelle le contenu à faire chauffer est inséré dans un
    réceptacle placé dans un récipient rempli d’eau.




    Ce procédé est fort utilisé pour la fonte du chocolat, la création
    des sauces dites hollandaise ou béarnaise, la cuisson d’un type
    de crème anglaise, des gâteaux au fromage, le réchauffement
    du lait maternel, la préparation d’un merveilleux sabayon, la
    confection de nombreux desserts de la gastronomie italienne,
    ainsi que de ces délicieuses merveilles au caramel.






    Certes, je mentionnerais parmi les illustres maîtres des sciences
    occultes Albert le Grand, de nationalité allemande, amphitryon
    de Saint-Thomas d’Aquin, le catalan Raymond Lulle , religieux
    et apôtre, qui tenta d’évangéliser l’Afrique, le Juré de l’Université
    de Paris, Nicolas Flamel, natif de Pontoise, Paracelse, baptisé
    Théophrasus Bombastus von Hohenheim, qui inaugura en 1527
    à Bâle, la toute première chaire de chimie au monde, ou Basile
    Valentin, qui contribua à la préparation de l’acide chlorhydrique.





    En effet, chaque spécialiste en ce domaine ne pouvait
    dédaigner les profonds bouleversements des données
    historiques du septième siècle, qui furent provoqués
    par l’invasion des Arabes, qui déferlèrent en Égypte
    et poursuivirent, après une période d’immobilisation,
    les études du cénacle d’Alexandrie.




    Bien sûr, il n’ignorait pas que le terme alchimie découlerait du
    mot KEMI, signifiant terre noire, et que cette connaissance
    véhiculée par ce peuple sémitique sera connue dans le monde
    entier sous l’appellation EL-KEMI.





    Les érudits arabes traduiront dans leur langue les écrits
    sauvegardés émanant du patrimoine égyptien et grec,
    en diffusant des textes sibyllins, aussi il convient, dans
    cet olympe de chercheurs, de présenter à la lumière,
    Abu Müsä Jäbir ibn Hayyän, aussi distingué par la
    latinisation Geber, car il fut un illustre polymathe, en
    quelque sorte une personne à l’esprit universel, puisqu'il
    émergeait dans de multiples domaines, la chimie, l’alchimie,
    l’astronomie, l’astrologie, et excellait dans les professions
    de géographe, d’ingénieur, de philosophe, de physicien, de
    pharmacien et médecin.





    Bien entendu, il fut éduqué à Tous, une ville du nord-est de
    l’Iran, située près de Macchad, dans la province de
    Khorassan-e Ravazi, mais il se déplaça un peu plus tard
    à Koufa, et lors de son existence il aurait prévu la propriété
    de la fission nucléaire, ainsi que le pouvoir destructeur
    de la scission d’un atome.





    Cette étonnante sommité posa la pierre angulaire de la première
    triade, qui regroupe celle du corps, de l’âme et de l’esprit.





    Geber établit un septénaire des métaux en corrélation avec les
    étoiles et les planètes : l’or (Soleil), l’argent (Lune), le cuivre
    (Vénus), le plomb (Saturne), le fer (Mars), le vif-argent
    (Mercure), et l’étain (Jupiter), ainsi qu’un autre pour signifier les
    diverses opérations : la sublimation, la distillation ascendante ou
    descendante(filtration), la coupellation, l’incinération, la fusion,
    le bain-Marie le bain de sable.






    Parant des tablettes| de teinte malachite,
    Des minéraux dorés,| sulfures de pyrite,
    Des oxydes sanguins,| globules d’hématite,
    Des fractions citron,| soleils en goethite,
    Des fragments noirâtres, | de couleur limonite,
    D’ infimes parcelles,| cristaux de sidérite,
    D’ étranges spinelles| ointes de magnétite,
    Enveloppaient coupes| cuivrées en azurite.



    Transfusé dans un nid,| repaire de larron,
    Un sorcier dément| consultait, en patron,
    D’ immenses cratères,| de nuance marron,
    D’ antiques amphores| rehaussées de natron,
    Des urnes enfermant| des segments de dragon,
    Des jarres de coraux | extirpés d’un lagon,
    Des pots de salpêtre | pourvus de queues de paon,
    Des céladons d’onguents| promis à pharaon.



    Et de la pierre,| dite philosophale,
    Déceler le secret| dans la quête infernale,
    Déflorer l’énigme| suprême˽ et capitale,
    Afin de commander| de façon générale,
    La transmutation| présumée maximale,
    Des métaux répandus| de classe triviale,
    Permettant d’engendrer| la semence˽ idéale,
    De l’immortalité,| de la halte finale.




    Le chaman, dans son lit| d’investigations
    Fixait, sans relâche,| mille conjonctions
    D’ astres telluriques,| ou fluctuations,
    D’ éthers et liquides,| guettait des coctions,
    Processus ou phases,| sondait les mixtions
    Composites fumant| dans creusets d’actions,
    Scrutait jalousement| maintes solutions,
    Traquait combustions| et calcinations.



    Pour qu’un prestigieux| nombre de procédures,
    Mariant cinabres,| vifs - argents, ou mercures,
    Mélangeant profanes| et savantes mixtures,
    Combinant substances,| et diverses textures,
    Eût été préparé| avec soins et mesures,
    Évitant mensonges,| erreurs ou impostures,
    Il fallut, sans cesse,| repousser créatures,
    Obstinées, rustiques,| aux esprits immatures.




    Sans se préoccuper| des bourrasques, des bruits,
    Il bravait les rumeurs,| les incidents fortuits,
    Moissonnant les désirs,| tous les espoirs détruits,
    Selon insomnies ou| interminables nuits
    Vécues dans cahutes,| supportées dans réduits,
    Car, dans très peu de temps,| fermenteront les fruits
    D’un ouvrage traitant| des roches, des produits
    Minéraux, des dogmes| et des sujets induits.




    Des chimistes instruits,| d’envergures bibliques,
    Aux belles notions,| plus que scientifiques,
    Aussitôt, condamnaient| ces lueurs chimériques,
    Incendiaient actes| et faits ésotériques,
    Flagellaient, fustigeaient| ces thèses théoriques,
    Punissaient symboles| et concepts astrologiques,
    Opéraient en dragons| par pratiques drastiques,
    Pour ne pas les juger| notables, puis publiques.




    Toutefois, ces démons,| paradeurs d’ombilic,
    Aux regards foudroyants| et froids de basilic,
    Aux organes fourchus| de vipère˽ et aspic :
    Disciples indignes| de maître Copernic,
    Suite˽ à un perfide˽ et| douteux diagnostic,
    Avaient falsifié| en un simple déclic,
    Le bel aphorisme,| le juste pronostic
    Pour souiller l’élixir,| et flétrir l’alambic.





















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