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Un bonheur insensé, provoque cet écrit
Impossible à taire il me faut te le dire,
Je t'aime mon amour d'un délice infini
Et suis ému encore au moment de l'écrire;
Puis-je passer une heure, un seul jour sans t'aimer
Oh! non ma bien-aimée il n'y a rien à faire
Quelque chose en mon for d'un souhait dévoué,
D'un coupable abandon, d'un mal pas ordinaire,
Occupe mon esprit, image mon bonheur;
Ton nom fait défaillir mon âme vulnérable,
Sais-tu combien je t'aime et combien ma pudeur
S'émeut en te voyant tellement désirable,
Ton immense beauté en devenant de l'art
Affole ma raison, ton corps en est la cause,
Mais un autre trésor, ton foudroyant regard
Avec un charme fou sur mon âme dépose
Des torrents de saphirs, dont l'éclat flamboyant,
Influence ma soif, ma plume en est jalouse,
Dans l'écrin de tes cils un tel scintillement,
Donne naissance au jour que mon désir épouse.
L'amour a ton visage et l'instant ta douceur,
J'étais la nuit sans lune, une cendre dans l'âtre,
Mon cœur au bois dormant attendait l'âme-sœur,
Il était au repos c'est toi qui l'a fait battre;
Je te dois le bonheur, l'amour et le plaisir,
Le besoin absolu, les roses les plus belles,
L'infiniment joli, le feu en devenir,
L'azur sur les blés d'or parsemé d'hirondelles.
Le moment le plus beau qui fait fendre mon cœur,
C'est bien l'hymne à l'amour quand mes doigts pianotent
Sur ton corps merveilleux, aux notes de ton chœur,
Quand au fond de tes yeux des larmes papillotent.
Je voudrais que ma vie affluent de ton sort,
T'emplisse de soleil, pareil au dithyrambe,
Que mon regard t'honore en défiant la mort,
Tant je t'aimais, je t'aime encore et mon cœur flambe.
Au cadran de tes yeux le temps n'existe pas,
Je brûle d'un amour à la force indomptable,
Qui m'inspire des vers parfumés de lilas;
Je souffre le bonheur d'un mal inguérissable,
L'appétit de ta peau, le goût de tes baisers,
Tout comme mon désir je t'aime sans limite,
Pour tes rires d'enfant, pour tes yeux adorés;
D'une flamme sans fin ton visage m'habite.
Est-il plus bel instant, plaisir plus envoûtant,
Que de sourdre en tes yeux la vague romantique,
Que de subir ton joug, ton charme caressant,
Tu resteras pour moi la tendresse idyllique.
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