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Au soleil de juillet le village s'endort,
L'été s'invite aux champs parmi les herbes blondes,
Sous le baiser du ciel les tendres épis d'or
Somnolent frémissant, multipliant les ondes.
Une extase poudrée exhale des extraits
De menthe et de sainfoin, de plaisantes haleines,
Sur les dolents buissons s'attisent des secrets;
Comme un silence lourd l'ombre tombe des chênes.
Au pas lent du zéphyr, luminescent d'émail,
Acrobate des airs, d'affolantes abeilles
Angélisent les fleurs, tandis que le bétail
Paresse gentiment au pays des merveilles.
Dans les blés où repose un jour éblouissant
La robe des moissons se couvre de dorures;
Ceint de coquelicots la plaine élégamment
Accueille le rêveur des saintes écritures.
Enivré de désir l'humain recherche en vain
Le bonheur idéal dans les ors du feuillage;
Sa volupté naïve est un songe enfantin,
Il veut garder en lui cette si belle image.
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