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La fuite du ruisseau parmi les herbes d'or,
La danse des épis habillés de silence,
Accueillent la douceur avec reconnaissance;
Aux lèvres d'un calice un papillon s'endort,
Alors que le pouillot recompte son trésor
Apaisé de soleil le bonheur en vacance
Caresse la prairie et le ciel de faïence;
Au pas lent de la brise, au cri de messidor,
Luminescent d'émail; à l'abris du feuillage
Mon âme se disperse en goûtant le ramage;
Le son clair d'une cloche étale gentiment
La langueur de l'été que le frisson effeuille
Et le rêve fragile à l'ombre se recueille
En parfumant les fleurs son amour se répand.
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