|
Quand ils iront mourir les funestes hivers,au seuil de l'éther.
Quand les symphonies de l'été scintilleront comme des éclairs,
Mon âme, mon coeur s'imprègneront de leurs mers de splendeurs,
Quand je verserai l'étuve éblouïssante de mes vers sur les lisières chatoyantes de ton coeur,
Jusqu'à ce qu'ils s'étouffent dans le berceau de l'azur,
les visages diaphanes de tes langueurs,
Alors fleuriront tes nuées de sourires grâcieux dans les lacs de tes yeux.
Aussi s'inhumeront nos partitions funèbres, sous la suavité des caresses de nos lèvres bleues.
Si bien que nos corps s'entrelaceront sous les arches de la nuit pailletée,
Sous l'émergeance veloutée de nos voluptés,
Jusqu'à ce qu'elles s'ancrent dans les mémoires du temps,
Jusqu'à ce qu'ils s'assèchent les violons de l'automne, sous les douces ombrelles du vent.
|