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Le nez sous l'abat-jour au chevet de ma lampe
Bercé par le frisson, romantique et ancien
De l'horloge Comtoise et ma plume qui trempe
Au lac de l'encrier, je me trouve si bien
Tout le ciel est en moi, même le soir, paresse
Sur le revers des fleurs, au mépris de la nuit
A cette heure où le jour d'une intime caresse
Couvre de clair-obscur, les murs blancs de mon nid
Quand tinte l'angélus, de sa voix nostalgique
L'odeur frais des œillets réveille avec émoi
Les mots que tu liras de ce poème épique
Sache mon doux amour, qu'ils ne sont que pour toi
Je viens à toi ce soir, par le divin ramage
Du discret rossignol, par le chant du ruisseau
Par la robe des fleurs, par l'or pur du feuillage
Par l'eau vive des vers, pour caresser ta peau
Et pour rendre à ton cœur le soleil de ses pages
Existe-t-il ailleurs un amour aussi beau
Que le notre, mon ange, avec autant d'images?
Merci pour ce bonheur, ton rire est un cadeau
Pour le tien pas de doute il me vient une idée
Perles et ruban rose en l'écrin du coffret
Recouvert de velours, celui de ma pensée
Quelques roses, de l'or, pour plaire à ton chevet
Rien n'existe sans toi, ni Rome, ni Venise
Les jours ne sont charmant qu'au livre de tes yeux
Si tu pouvais savoir, l'aurore s'angélise
Chaque fois que tes doigts me découvrent les Cieux.
Pour connaitre l'amour il en faut de la chance
Mais ça ne suffit pas, il faut pour être heureux
La même passion avec pour conséquence
Un voyage sans fin au pays merveilleux
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