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Mourir en hiver, revivre en été
Adorez tous les amours terribles qui demeurent
Dont les plaies ouvertes saignent à toute heure
Et vous tombez toujours, mêlant vos agonies
Vous tombez, mariant, pâle, vos harmonies
De mes ans impurs, taciturne et funèbres
Ma vie est un blason sur des murs de ténèbres
Bien qu'on défende ton approche, sous la draperie aux plis droits
Dont le bout à ton pied s'accroche, mes yeux ont plongé p
Sans répit fument les tristes cheminées
Dans l'horreur leurs noires traînées
De l'éternel azur indolemment la sereine ironie
Accable le poète impuissant qui maudit son génie
Il attend sur les sommets de ces rochers antiques
Il attend sur les bords déserts des lacs mélancoliques
Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées
Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées
Sur le bois dolent de carmin et de roux ponctué
Lumière, charmant rayon, doux reflet d'un globe de flamme
L'angoisse et le bonheur sont le rêve d'un rêve
Comme elle inaltérable, et féconde comme elle
Il répandait son sang pour féconder la terre
Et si froid, si brûlant, qu'à l'entendre, on ressent un plaisir mortel
La mort m'entoure en vain de ses ombres funèbres
Mais ma raison voit le jour à travers ces ténèbres
Comment de nos soleils l'inégale clarté
S'abrège dans l'hiver, se prolonge en été.
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