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La primevère et le muguet
Sont de retour au mois de mai
La glycine rampe sur le mur
Le lilas mauve tombe l’amure
Les roseaux jasent la rue murmure
Le soleil trône dans l’azur
Le gai est printemps de retour
Les oiseaux ivres chantent l’amour
Le vent dément soufflant l’hiver
A rejoint un autre univers
Toute la nature s’est mise au vert
Le doux zéphyr s’exprime en vers
Les roses écloses embaument l’air
Les hortensias les azalées
Les camélias ouvrent le bal
Les fleurs étalent leurs pétales
Et du jasmin étoilé
Sort un parfum oriental
Tous les oiseaux se font entendre
Les agneaux bêlent sur l’herbe tendre
Les jeunes poulains gambadent et ruent
Dans tous les prés courent les rus
Sur l’herbe jaune la pluie est douce
Les haies s’emplissent de nids de mousse
Les arbres ont confié leur pollen
Au vent qui souffle son haleine
Comme s’envole la poussière
Tenant debout sur leur longue tige
Les fleurs qui n’ont pas le vertige
Se balancent d’avant en arrière
Ouvrant leur cœur sans manière
Pour les insectes qui voltigent
Pour les bourdons au vol lourd
Et ceux ailes de velours
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