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Question d’actualité : Saint Antoine ne connut-il que des tentations ?
Le Saint Pape Jean-Paul II et les presque Saints, devenus malédictions,
Creusent dans la Pierre, à force de fellations fallacieuses, des sentes vertigineuses :
Enterrement dans le silence de la poussière qui retombe, des chemins de l’Epouse.
Quand votre mère qui vous donna la vie, froidement vous tue,
Que faire d’autre que de pleurer en enfonçant la lame en son sein ?
Quand celle qui vous protégea de tout, comme tous les siens,
Vous immole au milieu de la foule sans qu’aucun cri ne vint,
Ne reste-t-il qu’à déchirer son livret de baptême en signe de refus ?
Le Mal vautré au Vatican, grandiose et solennel, palace tout confort,
Mais aussi dans ces petits monastères aux membres soudés si forts,
Environnés de la beauté de la Nature, la plus belle des auréoles,
Adoubés par toute la hiérarchie spirituelle : plus qu’un simple symbole !
Ce silence tonitruant de millions d’êtres humains professant une même Foi,
Eduqués, formés, élevés, intelligents et spirituels, exigeants et responsables,
Toute cette communauté érigée en Eglise par un Concile, oublieuse de la loi,
Réduite à un troupeau bêlant, ahurie de lâcheté et de conformisme social.
A en perdre l’espoir en l’Homme et toute espérance en Dieu.
Depuis l’acier et la soif d’hégémonie de quelques uns, nous savions nos civilisations mortelles,
Nous ne savions pas encore notre Eglise « deux fois millénaire » si futile, si misérable, si cruelle,
A en perdre tout espoir en l’Homme, cette incarnation de Dieu.
Nous savions que l’argent et le pouvoir pouvaient corrompre l’humaine fraternité,
Nous savions que le mensonge et le meurtre soutenaient toutes les institutions,
Nous savions même que le sexe et le désir pouvaient altérer de chacun la respiration,
Mais nous voulions croire que les textes, les sacrements et la communauté
Offraient un rempart puissant, inexpugnable, contre les errances individuelles.
Nous voulions croire que les faiblesses et les tares que nous nous connaissions,
Pouvaient être exorcisées radicalement par les vertus prônées par la religion
Et qu’il était des hommes et des femmes capables de nous montrer l’essentiel.
Au delà des contradictions entre le dogme défendu et la pratique collective de l’Eglise,
Au delà des errances de l’un ou de l’autre abritant en son sein sa perversité trop humaine,
C’est l’absence totale, absolue, généralisée de réaction envers ces êtres :
Parcimonieuses, timides, prudentes, les condamnations envers ces rêtres ;
Surtout l’indifférence, mélange d’ignorance et d’inconscience, abandonnant sans haine
Et les pasteurs ravageurs privés d’aide, et les brebis apeurées éprises de l’Epouse.
Cette renonciation répétés de la Communauté à l’Amour
Quémandé par chacun et promis par le Créateur
Pourtant incarné sur terre et attendant son heure :
Voilà le vrai signe de Satan et la vraie victoire de la mort.
Quand l’espérance était toute entière fondée sur la résurrection,
Que celle qui fut fondée pour porter et la Promesse et sa réalisation,
Fut celle par qui désormais, arrive et le parjure et, au Mal, la résignation,
Voilà la vraie défaite et l’appel incontournable à la véritable conversion !
C’est elle, qui rouvrira les portes fermées par l’Intolérance.
C’est elle, qui permettra de retrouver la véritable Espérance.
Pas seulement pour les victimes d’hier, mais pour les innocents fragiles de demain ;
Pour punir les criminels d’hier, mais surtout pour les sauver en leur tendant la main,
Sauf à rendre les armes sans combats et de tactiques fausses,
Pour une hégémonie hypocrite pourvoyeuse de la pire des fosses.
La pierre soulevée retombe plus lourdement encore sur le tombeau
Quand la lumière, qui y a pénétré, a rouvert les yeux du gisant si beau
Dans son mystère de Ressuscité portant, dans cette attente, le flambeau.
Quand le vent pervers du mépris de la vie souffle, rendant la flamme à la nuit,
Le regard se fait immense et vide et blanc comme un deuil d’éternité qui nuit
A la survie des Hommes et de cette terre, bien plus surement que l’écologie.
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