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La tristesse a jeté sur mon coeur ses longs voiles
Et depuis j'ai sombré dans la mer des étoiles
Jamais aucun sein pacifique n'enfanta ces doux et divins élans
Ni ce désordre sympathique qui soumet le monde à tes chants
Larmes, vous avez chu dans l'aube au sillon des chemins
Vous pleurez de mes tristes yeux, vous tombez de mes mains
La mort m'entoure en vain de ses ombres funèbres
Mais ma raison voit le jour à travers ces ténèbres
Leur visage est funèbre et leur yeux sereins
Comme les horizons vastes des cieux marins
Vision d'inégales luttes disparues
Méchancetés dures, sordides et crues
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