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Bérénice, mon amour, saches que je viendrai effeuiller tes sonates spleeniques,
T'éloigner jusqu'aux confins de l'univers, de ta vie drastique,
De ces jardins sans natures verdoyantes, mornes, sans rose et sans parfum,
Où les nappes glaciales de l'hiver y sont venues déposer leurs paraphes du déclin.
Bérénice, saches que ma déferlante de suavités est venue émousser tes chagrins sombres et tortueux,
Qui retentissent comme les dolents échos d'un vieillard repu des parfums de vies, jusque dans la lisière des cieux.
Bérénice, ma chérie, j'approuve lorsque ru verses tes pluies d'avanies sur le visage de la disgrâce,
Tu ne demandes qu'à déployer les palmes de ta grâce,
Mais il te suffit de vaincre les nuées sombres de ta timidité,
Pour laisser éclore les éventails exquis de ta féminité,
Afin que je me prosterne devant tes orfèvres, et la poèsie lyrique de ton coeur, sans amibiguïtés.
Bérénice, veux-tu dégraffer soigneusement ton beau corsage,
Et que nous embrasions des scintillantes voluptés, sans l'ombre d'un nuage.
Aprés que j'aurais déposé un cortège de baisers délicats, des caresses aux parfums allègres,
sur tes grâcieuses dunes,
Sous les flots inapaisés de jalousies se mirant dans les yeux de la lune.
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