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Dernière sommation
Il faut gommer l’invisible
pour tracer toute forme d’espoir,
afin d’acheminer sa quête vers une cause perdue.
Essayer de comprendre pourquoi le bonheur
ressemble aux quatre saisons
et passe dans notre vie
comme une comète qui se désagrège,
comme la pluie et l’arc-en ciel
qui auraient manqué leur rendez-vous
avec le soleil.
Il faut descendre dans ce puits
alimenté par la source de nos rêves
pour y trouver l’eau fraîche
qui se dissimule dans nos âmes désertiques
car seuls les mirages reflètent
nos apparences trompeuses.
Il faut laisser les sabliers
s’enliser dans le temps
pour changer le rythme infécond des heures
et déboussoler les secondes aux cadences infertiles.
Les plaisirs clairsemés de la vie
Ne nous offrent que de l’artificiel
et du superficiel…
Sur les parois de nos cœurs aux sentiment abruptes,
iI y a toujours une faille…
Sur le bord de nos lèvres gercées par tant de libertinage,
des baisers en mal d’amour se jettent dans le vide
au bord du précipice ou se suicide le dégoût.
Et pourtant…
Le crépuscule va encore donner naissance
à une nouvelle Aurore.
La nuit va pouvoir enfanter
d’un nouveau jour
et dans tous les bourgeons
qui vont bientôt éclore,
les fleurs des amandiers
défloreront l’amour.
Claude écrit le 17 Mars 2019
https://www.youtube.com/watch?v=AwPY70CEG_w
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