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Comment rendre les dons, d'une âme inspiratrice
Sinon par l'écriture au combien séductrice
Ne demande à la muse où s'arrête son cours
Mais demande à ton cœur s'il chantera toujours
Au torrent débordant de l'heureuse existence
Recherche sous le chêne une noble influence
Préfère au vain argent la tendresse des voix
La flute du pinson dans l'ombrage des bois
Aime l'ombreux vallon, la scille et l'ancolie
Et chante dans tes vers la douce nostalgie
Ainsi pour le chagrin la plaine a des vertus
Elle cache en son sein des rêves imprévus
L'odeur des foins coupés, le charme d'un parterre
Détiennent un pouvoir pour l'âme solitaire
Si le deuil te tourmente et coule en ta raison
Indulgente bonté ne conte ton poison
Qu'au frisson émouvant d'une angélique source
Ceint tes larmes, d'eau pure elle seule ressource
Ecoute la mésange et savoure la paix
Que délivre le soir, au temple des forêts
De même si l'amour de son aile te touche
Favorise à la foule, un alpage farouche
Au secret d'une combe ensoleille l'aimé
D'une gerbe d'œillets, signe d'éternité
Bénit ce cher bonheur, d'une ode solennelle
La passion viendra, le désir avec elle
Est-il plus grand plaisir que des doigts enlacés
Message plus charmant que deux cœurs engagés
Sous le couvert souvent habite la fauvette
Parmi l'herbe et les fleurs, pareil est le poète
Ne cherche pas ailleurs la richesse des Cieux
La nature toujours récompense les yeux
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