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Me pardonnerez-vous si je vous parle encore
De cet ange terrestre envier par les Cieux
Si je cède au plaisir de vous peindre l'aurore
Le linceul éclatant que versent ses beaux yeux
Je ne puis sans frémir, sans une grande fièvre
Epeler son prénom aux roses du matin,
Parce que chaque jour, il arrive à ma lèvre
La brûlure ouvre en moi le rêve libertin
N'espérez-point de moi, l'encre de la sagesse
Je ne recherche pas, la voix de la raison
Le miel de mes désirs, sur la page progresse
Je ne peux que poser la couronne à son front
S'il fallait une icône, une âme inspiratrice
Aux fleurs du mois d'avril, à l'aube, à la beauté
Je n'imagine pas, une autre ambassadrice
Que ma charmante femme au sourire sacré
Puisque par la faveur d'un astre qui m'inspire
Par le bien, la fortune un doux frémissement
Embrase mon jardin, les fils d'or de ma lyre
Je la connais par cœur, plus que d'entendement
L'amour que je nourris ne connais de limite
Pas même de saison, il croît impunément
C'est de grâce, d'esprit que ma tendresse herite
Chaque fois que ses yeux deviennent pénétrant
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