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Dans la nuit de la ville
Dans la nuit filandreuse lavée de tout soupçon,
Une question gravite, bassement terre à terre :
Pourquoi vouloir aimer en cherchant l’abandon,
Préférer se détruire alors qu’on voudrait plaire ?
Dans la nuit dévoyée de sa cour des miracles,
Le silence perturbe mes folles intentions,
J’assiste tous les jours à ce cruel spectacle
Où l’homme se fourvoie en élucubrations.
Les néons me déclinent leurs feux d’abnégations,
Je cherche dans les rues l’angle d’un théorème,
Je perçois les syndromes des civilisations
Pour mieux me réfugier dans l’orgie d’un poème.
Au milieu des lumières où mes sens s’électrisent,
La ville me renvoie ses lampions de laideur,
Le flux nauséabond que son air vaporise,
Le corps abandonné d’un marginal qui meurt.
En marchant dans la ville, je hais tout ce que j’aime,
Les trottoirs me racolent, ils manquent de pudeur,
Une fille me drague , je lui lit du Verlaine,
Lequel d’entre nous deux est un usurpateur ?
Dans la nuit orpheline, je broie des idées noires
En pensant aux mirages de tes baisers absents,
Je me croyais guéri mais j’ai du mal à croire
Que l’on ressort indemne de son rôle d’amant.
Dans la nuit insomniaque, les yeux ouverts ou clos,
L’angoisse distribue ses doses de morphine
Avec le désespoir tatoué sur la peau…
Mais je ne pense pas que cela vous chagrine.
Claude
Poème d’ Octobre 2011
https://www.youtube.com/watch?v=ubL_hVPm6Oc
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