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Un bonheur indicible au pouvoir fascinant
En retrouvant la source émerveille ma plume
Pourquoi suis-je hanté par cet âge poignant?
Quand la brise d'avril tendrement le rallume
Ces endroits familiers, ces lieux que je chéris
Respirent le purin et l'odeur d'herbe folle
Ces chemins d'autrefois que la ronce envahis
Demeurent à mes yeux identique à l'école
Le coeur peut y puiser ses plus riches senteurs
Et c'est tout un jardin que mon âme respire
Aux pages du passé renaissent les saveurs
Et c'est tout mon pays qui fleurit dans mon rire
L'ombrage prometteur sous le vieux cerisier
Cet endroit bien tranquille ignoré de la foule
Apporte au promeneur le charme vacancier
un souffle de printemps de mon encre s'écoule
Un appel émouvant captive mon esprit
Au royaume des fleurs, hameau de mon enfance
Le timbre d'un ruisseau, tellement me suffit
Que j'accorde mon rêve à ce cher coin de France
Avec tant de trésors le terroir Franc-Comtois
Comme un bouquet divin, de foin blond me parfume
Avec ses petits riens, les mêmes qu'autrefois
Une cendre impalpable en mon for se consume
Sans être paroisien, je veux l'encadrer d'or
D'un baume protecteur, ce bourg où la fontaine
En plein coeur de l'été semble sonner du cor
Sur les beaux souvenirs que la langueur égraine
Ce sol qui m'a vu naître et simplement grandir
Fut aussi le berceau de ma charmante mère
De surcroît il m'habite et j'espère y mourir
Pour rejoindre les miens que se trouvent en terre
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