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Même en fermant les yeux je pourrais reconnaitre
La courbe de tes reins, le velours de ta chair
Et je reste à jamais, tant tes yeux me sont cher
Captif de ton regard que l'aurore pénètre
Au moindre battement, je sens en moi renaitre
Le parfum du désir, la brûlure du fer
Le bonheur sensuel par toi peut m'être offert
Toute l'éternité ne peut autant promettre
Que tes poignants baisers où l'amour vient fleurir
Ainsi que tes cheveux que l'ange aime à ravir
Lorsque je serai las, la force à l'infortune
Qu'aux brises de mes pas s'enchaînera le temps
Que l'œillet au jardin sera fosse commune
Sois, l'hirondelle d'or de mon dernier printemps
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