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La fête foraine
Une fête foraine qui anime une place,
Un manège enchanté et des chevaux de bois,
La roue tourne elle aussi…mon Dieu que le temps passe
Je suis dans un présent si proche d'autrefois.
Des rires dans les yeux et pas mal d’insouciance,
La douceur de ma mère caressant mes cheveux,
Son regard affectueux dont j’ai la souvenance
Et qui calmait mes pleurs tant il était radieux.
Le petit chat qui dort dessus le mur de pierre,
Quelques chardonnerets volant dans le jardin,
Les balades en vélo, le lit d’une rivière,
La ferme de grand-père avec l’odeur du foin.
Quelques jours avec lui, passés à la campagne,
A donner à manger aux poules et aux lapins,
Et au fond du jardin, construire une cabane,
S’inventer des histoires, des rêves de gamin.
Une fête foraine, quelques copains de classe,
Un vieux maître d’école, la cour de la récré,
Un sac rempli de billes, le jeu de cache- cache,
Une partie de foot entre les marronniers.
Nathalie et Sophie dont j’étais amoureux,
Premier élan du corps et première attirance,
Premier émoi du cœur... c’est mon côté fleur bleue
Mais ils se sont fanés les bouquets de l’enfance.
Tout ça n’est pas grand-chose, mais pour moi c’est beaucoup,
Plus les années défilent, plus j’y pense sans cesse,
De ces si beaux moments, j’ en garde encore le goût
Car de ma pauvre vie, c’est la seule richesse.
Claude écrit le 13 Janvier 2019
( à la base ce poème est une chanson dont j’ai écrit
les paroles et la musique.)
Désolé pour l’écoute de la musique, à titre indicatif,
c’est dans le style de Francis Cabrel.
https://www.youtube.com/watch?v=H4whoKYgSTs
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