|

Au nom des blanches nuits que l'amour contresigne
En ce jour émouvant, je voudrais vous parler
D'un nuage de fleurs, dont j'espère être digne
Femme dont la splendeur ne peut que me toucher
J'inventerai des vers, infiniment sublime
Dont l'or éblouira les rayons du Levant
Mon encre coulera d'une façon intime
Je cueillerai ma plume au fil du firmament
L'hommage de mes mots saura-t-il faire éclore?
L'honneur qui lui est dut, que ne peut qu'être grand
Aux pages de mon coeur son image se dore
Tant son regard d'enfant rayonne intensément
Flammes de mon désir, sa beauté m'ensorcelle
J'écris depuis son corps tant je la sais par coeur
La courbe de ses yeux sur ma vie étincelle
Pourtant n'attendez pas une folle impudeur
Sourire précieux comme fine faïence
Marie est un joyau que la grâce a touché
Son charme ensoreceleur que le temps récompense
Pareil au rare objet, en appel au sacré
En sondant le divin se mêle à mes pensées
De frisson en frisson le timbre de sa voix
La ligne de son corps et ses courbes aimées,
Etreinte de satin la douceur de ses doigts
J'ai vu sur son sommeil la grâce agenouillée
Tenant dans ses deux bras le sceau de la beauté
Innombrables en moi des cantates ailées
A l'aube de ses yeux les étoiles, trembler
Bouquet d'églantiers, d'où la fauvette s'élève
Battant à petits coups, la danse de ses cils
Est est souffle de rose, un colibri de rêve
Sous la dentelle en fleur rutilent les béryls
Son sourire me plait il rend jaloux les anges
Qu'elle est belle mon Dieu, son corps plein d'abandon
D'une liesse indolente accueille les mésanges
Ensoleille ma peau d'un intime frisson
Sa bouche est un ciboire où mon âme s'enivre
Y coule un ruisseau pur, une ombreuse liqueur
Son visage troublant est un louable livre
Une église d'amour où se pâme mon coeur
Des roses, des oiseaux habitent ses paupières
Y nichent des trésors, les désirs les plus fous
Ses yeux invitent l'or, les plus belles lumières
Marie est un trésor avec ou sans bijoux
|