|
LETTRE OUVERTE POUR ALAIN - FABIEN DELON
J’ai grand peine à vous voir, Alain-Fabien DELON,
Venant, sur les médias, apposer vos jalons,
Évoquant, gravement, le nom de votre père,
Rappelant, à chacun, vos familiaux repères…
J’ai grand peine à vous voir, vous, le haut mannequin,
Écrire un opuscule en habit d’Arlequin
Où vous vous présentez, sous confession intime,
En pauvre malheureux, assorti de victime…
Aurais-je pu trouver, sans l'aide d'un devin,
Dans votre récent livre, un vrai don d'écrivain,
Capable de forger, en fine quadrature,
Le socle inaltéré de la littérature ?
Je n’ai pas éprouvé, pour vous, de compassion
Lorsque j’ai entendu vos lourdes confessions
Où passé et présent montraient la certitude
D’un jeune suffisant, étreint d’ingratitude…
Voyez-vous, votre père avait un grand talent :
Il commença sans nom, conduisant son élan
Pour marquer notre histoire, en ses plus hautes cimes,
D’un nom qui restera, toujours, célébrissime…
Apprenez que l’aura de la célébrité
Sort grandie par l’oubli et par l’humilité...
Sachez que le talent n’est pas héréditaire
Contrairement au nom, que votre livre altère…
Sur son appellation « La race des seigneurs »
Il eût fallu titrer « La race des saigneurs »,
Tant j’ai vu, sous vos mots, aussi peu d’élégance
En ce long saignement noyé dans l’arrogance…
Dans l’environnement, fait de futilités,
Recentrons nos ébats vers plus de qualité
Et plus d’humilité...
© Gérard ANGELIS – Onirisme quantique - Février 2019
Pour contacter l’auteur : [email protected]
Diffusion autorisée avec mention de la source
|